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Les secrets du fromage
Le fromage est le résultat de la fermentation
naturelle du lait. Pour le fabriquer on utilise du lait
de vache, de chèvre ou de brebis. Qu’il soit
pasteurisé ou non, le lait devient naturellement
acide et coagule. En caillant ainsi, le liquide, le lactosérum
se sépare du solide, la caséine. Ce dernier
appelé caillé, est égoutté,
moulé puis salé. La maturation ou l’affinage
complètent la fabrication du fromage.

La valeur des ingrédients ajoutés.
L’ajout de certains ingrédients est nécessaire
à la fabrication du fromage. Les bactéries
lactiques provoquent la fermentation et contribuent à
l’acidification du lait. La presure, faite d’enzymes
coagulants, accélère la coagulation du lait
et la formation du caillé.
Traditionnellement, on utilise la presure sécrétée
par la muqueuse gastrique de l’estomac (caillette)
du jeune veau pendant sa période normale d’allaitement.
La procédure d’extraction étant de
plus en plus coûteuse, de nombreux succédanés
apparaissent sur le marché.

Du caillé à la pâte
L’égouttage favorise l’élimination
du lactosérum ou petit-lait contenu dans le caillé
selon le degré de déshydratation désiré.
Cette phase détermine en effet la nature du fromage
à fabriquer en fonction du degré d’humidité
qu’il contient. Le Camembert, très humide,
contient 65% d’humidité, le Migneron de Charlevoix,
47% et le Cheddar, très égoutté en
contient 35%. L’égouttage s’effectue
par une suite d’opérations de tranchage,
de brassage et de pressage mécaniques ce qui tend
à raffermir la pâte du fromage.

De la pâte au fromage
L’affinage est l’opération par laquelle
la pâte devient un fromage. Il acquiert ses caractéristiques
en fonction de l’humidité, de la température,
de l’oxygène contenu dans l’air et
selon la durée de maturation. La croûte se
forme, la pâte se modifie, s’assouplit et
la saveur se précise. À cette étape
entrent en jeux les ingrédients secrets, l’utilisation
de végétaux où de liquide (vin, bière,
cidre) qui feront la distinction et la renommée
de tout ces fromages faisant le délice des amateurs.

Au bonheur du beurre
On rapporte que vers le IXe siècle avant Jésus-Christ,
les Hindous se délectaient déjà de
lait, de miel et de beurre lors de leurs festins nuptiaux.
Le beurre est obtenu par battage de la crème du
lait. La baratte est munie d’un pilon dans sa forme
primitive puis de palettes ou de batteurs, actionnés
au moyen d’une manivelle. Les flocons de beurre
sont ensuite malaxés, pétris de façon
à en extraire le petit lait ou babeurre. Le beurre
salé, est traditionnellement entreposé dans
des tinettes de bois ou de terre cuite. Il peut être
pressé dans des petits moules de bois au relief
sculpté imprimant sur la motte de beurre façonnée
ses motifs variés.
  
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